Nous quittons le camping le matin, et prenons la route vers Erfoud, continuant à admirer cette palmeraie qui n'en finit pas de s'étaler dans la vallée . A partir d'Erfoud, nous partons vers l'ouest, en direction de Ouarzazate . Large plaine de cailloux, désertique. Les grands troupeaux de moutons auxquels nous étions habitués ont laissé la place à des troupeaux beaucoup moins importants de dromadaires. On aperçoit des puits dans cette région presque désertique.Le temps se gâte de plus en plus, et dans le courant de l'après-midi tourne à la pluie
.
Pas question de se lancer dans les gorges du Todra par ce temps, ce serait trop dommage. Nous décidons donc d'arrêter là notre route, et faisons halte à Tinedjad à l'hôtel Khosba. C'est un endroit de charme : une maison très ancienne (plus de 200 ans) de plusieurs étages en pisé dans les étroites ruelles du village.
Pour accéder aux chambres, ou à la salle de restaurant,il faut passer par des passages étroits et couverts.Les chambres sont immenses et typiques : nous logeons dans une véritable suite, faite d'un grand salon,d'une chambre, et d'une grande salle d'eau . Murs en pisé, vieilles dalles de pierres au sol, hauts plafonds avec poutres, tissus typiquement marocains, et magnifiques tapis: un endroit magique
. Annie et Bernard viennent boire l'apéritif chez nous, puis nous terminons la soirée au restaurant de l'hôtel . Au menu, un repas soit-disant gastronomique, en tous cas particulier: En entrée des ? (pâte fine, style feuilles de brick garnies de boeuf haché), puis des pastillas (pâte fine, garnie de poulet rôti, d'amandes hachées,d'épices, et le tout sucré), et salade de fruits accompagnée de pâtisseries marocaines au dessert... Repas gastronomique soit-disant, mais en tout cas très bourratif !
Samedi 28 Mars : Tinejdad, les gorges du Dades : Msemrir.
La pluie a laissé la place au soleil, nous décidons donc de reprendre notre route. Mais il est impossible de revenir en arrière, car les pluies de la nuit ont grossi l'oued, les eaux tourbillonnent, et on ne peut plus le traverser . Nous nous laissons donc guider par des ruelles étroites et des pistes sur une distance de 6 km pour récupérer la route principale . Nous retrouvons la plaine caillouteuse, et bifurquons vers les gorges du Todra. Avant d'y pénétrer, arrêt dans une palmeraie où nous prenons un guide qui nous emmène visiter un ksar abandonné : endroit magique, vieux murs en pisé, palmiers, canaux, roche rouge... chants d'oiseaux, et de l'eau, se mêlant tout à coup à des chants de femmes occupées à couper à la faucille de la luzerne pour leur âne.
Nous continuons notre route et arrivons aux gorges du Todra.
Dimanche 29 Mars : Memsir, Amejgag
Grand soleil à notre lever: nous continuons les gorges du Dades .
Le Maroc authentique :
C'est une piste qui la traverse, et nous conduit à des villages retirés
Il est tard, il fait froid, nous sommes à 2000 mètres d'altitude dans l'Atlas, au pied d'un de ses sommets, l'Ighil M' Goun qui culmine à 4071m. Nous passerons donc la nuit dans un gîte d'étape ; vaste maison ancienne, pas de fenêtres, seulement des volets en bois, nous dormons sur des matelas posés à même le sol, sur d'épais tapis de laine.
Lundi 30 Mars : Amejgag- Ouarzazate
Nous quittons le village le matin sous un chaud soleil, alors qu'il a gelé pendant la nuit, descendons sur El-Kelaà M'Gouna, la cité des roses, traversons la verdoyante vallée du Dades, et partons par les pistes à la recherche d'un village troglodyte, ignoré de beaucoup de gens, même des autochtones .







